2016 – Lycée Audiberti – Séance 1

Entre comètes, astéroïdes et centaures

 

La sonnerie retentit dans les couloirs du lycée Audiberti. Les élèves de seconde MPS (Méthode et Pratique Scientifique) attentent patiemment l’arrivée des professeurs. Ils entrent et s’installent dans la salle de cours et leur attention porte sur l’invité de la journée. Il est 16 heures et, ce jeudi 17 Mars, Lyu Abe, astronome adjoint à l’Observatoire de la Côte d’Azur, est venu présenter la mission qu’auront à faire les vingt lycéens.

L’Observatoire a besoin d’un coup de main. Les chercheurs ont mis au point un programme qui permet de modéliser un astéroïde en trois dimensions à partir de la courbe de lumière qu’on a enregistrée en l’observant.

Astéroïde ? Courbe de lumière ? Que sont-ce donc que ces deux choses ? C’est pour répondre à ces interrogations que Lyu Abe a ouvert cette première séance avec un exposé présentant les nombreux objets du système solaire. Les étoiles et les planètes ont été rapidement évoquées, puis les astéroïdes font l’objet d’explications plus poussées. Ce sont de simples rochers de l’espace dont les plus grands font quelques centaines de kilomètres de long. Il s’agissait surtout de ne pas les confondre avec les comètes, des corps de glace et de poussière, dont l’orbite est bien plus étirée, et qui, en s’approchant du soleil, se parent d’une majestueuse queue lumineuse. Il ne fallait pas non plus les confondre avec les centaures, des objets mi-comètes, mi-astéroïdes.

« C’est très intéressant. Quand on regarde le ciel, on pense ne voir que des étoiles sans se douter qu’il y a en fait mille histoires derrière. Ça donne vraiment envie d’en savoir plus. » – Iris

Lyu Abe a ensuite exposé la manière dont on pouvait détecter, observer et recenser les astéroïdes dans l’astronomie professionnelle, puis il a expliqué comment, avec plusieurs observations à différents endroits de la planète, on pouvait déterminer la forme d’un astéroïde. Cette méthode est désormais effectuée par un ordinateur et à partir d’une seule observation. L’Observatoire de la Côte d’Azur dispose d’un programme permettant une telle chose, mais pour qu’il affiche le modèle 3D d’un astéroïde, il faut lui fournir une courbe de lumière. Il s’agit d’un graphique qui présente la quantité de lumière que nous recevons de l’astéroïde en fonction du temps.

« C’était sympa. On a pu apprendre plein de choses sur l’espace et l’Univers » – Yohan

C’est cette courbe que les élèves devront obtenir, et pour cela, on leur confiera un télescope de professionnel : Omicron, situé sur le plateau de Calern. Attentifs, ils ont écouté toutes les indications de Lyu sur le fonctionnement de cet instrument, le logiciel qui permet de le contrôler et les commandes qui permettent d’enregistrer des images. Prenant le plus de notes possible dans leur cahier d’astronomie, ils sont repartis de cette séance avec toutes les informations nécessaires pour observer les étoiles.

« C’est très innovant de faire participer les étudiants comme nous dans des projets de recherche. » – Louis

La soirée d’observation est prévue pour la semaine suivante. D’ici là, les apprentis astronomes auront à utiliser un logiciel, Stellarium, afin de trouver des étoiles adéquates pour effectuer la mise au point du télescope.

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