2017 – Courbe de lumière

Après avoir observé, et récolté des données, il est temps de les analyser et de leur faire livrer ce qu’elles ont à nous apprendre. Pour comprendre la méthode utilisée par les astronomes, les élèves de La Farlède se sont entraînés des données de l’astéroïde Itokawa. voir plus

2017 – Conditions d’observations

Conditions d’observations

En astronomie, on tâche toujours de choisir avec soin le moment de l’observation par rapport à l’objet que l’on veut observer. Malgré tout, astronomes en herbe ou professionnels, la météo a toujours le dernier mot.

Après une première observation décalée pour cause de pluie, l’heure est venue pour élèves du collège de Saint Zacharie de contrôler, depuis leur établissement, le télescope ouest de C2PU[1]. Ce mardi 3 mars, la météo du plateau de Calern annonce pour la nuit « nuages épars et quelques cirrus ». Les cirrus sont ces nuages filandreux qui se forment entre 5.000 et 11.000 mètres. 

Installé à 1 280 mètres d’altitude pour diminuer l’influence des phénomènes atmosphériques et météorologiques pouvant gêner les observations astronomiques, le site de Calern, de l’Observatoire de la Côte d’Azur, ne pourra pas éviter ces nuages. Mais puisque les prévisions météorologiques ne sont pas 100% fiables, l’espoir de pouvoir observer Aegle est toujours permis !

18h30 : le ciel de Saint Zacharie est dégagé avec les quelques cirrus promis. Un temps qui pourrait convenir à l’observation. Mais à une centaine de kilomètres à vol d’oiseaux, à Calern, le temps est tout autre…

Ciel de calern sur toute la journée du 3 mars

La webcam de l’observatoire montre les coupoles entourées d’un brouillard dense. Avec une telle couche de nuages, impossible d’observer quoique ce soit, ni même d’ouvrir la coupole du télescope pour le moment ! L’humidité de l’atmosphère risquerait de se condenser sur le miroir, le salir, et empêcher les observations au cas où le ciel se dégagerait. Car justement, très souvent, le brouillard à Calern se dégage avec la tombée de la nuit. Tout n’est pas perdu !

La nuit tombe. La connexion au télescope C2PU est établie. Les élèves peuvent désormais voir l’instrument en direct dans sa coupole grâce à la webcam installée, le piloter, prendre une image de ce qu’il observe et recevoir des informations sur divers paramètres météorologiques à l’extérieure de la coupole. Sur le logiciel de la station météo, presque tous les paramètres sont au vert :

  • Température : 4°C
  • Pression atmosphérique : 870mBar
  • Vent : 4,5m/s
  • Pluie : aucune

Seul le taux d’humidité à 94 % figure en orange. La couverture du ciel, quant à elle, affiche en rouge : « très nuageux »…  Il oscillera durant la soirée entre « nuageux » et « très nuageux », mais ne permettra pas de faire une observation cette nuit-là, malgré nos espoirs.

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit comme Olga Suarez, chercheuse à l’Observatoire Côte d’Azur, le raconte aux élèves.

« Parfois les scientifiques vont plusieurs jours au Chili pour faire des observations avec les télescopes du VLT (Very Large Telescope), et en arrivant : pas de chance, il fait mauvais temps».

Ces télescopes chiliens, installés à 2635 mètres d’altitude, permettent de faire des observations d’une grande qualité, grâce à leur taille et leur localisation. La météo y est aussi moins contraignante et l’atmosphère, très sèche et stable, altère moins la lumière qui nous arrive des astres.

Faute d’une observation faisable et d’une date à laquelle reporter la séance, les élèves vont tout de même mettre en pratique ce qu’ils ont appris : entrer les coordonnées d’une étoile, vérifier qu’elle est observable et enfin, orienter le télescope dans cette direction, bien à l’abri dans la coupole.

Ciel de Calern dans la nuit du 3 mars. Afin de pouvoir observer la couverture nuageuse en pleine nuit, l’image est prise avec une caméra très sensible qui montre la présence de nuages, même pendant la nuit.

[1] Centre Pédagogique Planète et Univers

– Mathieu Majérus

2016 – Collège Django Reinhardt – Présentation

Le collège Django Reinhardt au plus près du cosmos

 

Les collégiens de 5ème Molière de Django Reinhardt, à Toulon, se sont lancés dans une aventure astronomique de grande ampleur. Ils ont rencontré, tout au long de l’année, des chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur, qui leur ont confié une mission. Celle-ci, qui consiste à observer un astéroïde pour faire avancer les recherches, a donné l’occasion aux élèves de contrôler un télescope professionnel.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Collège Django Reinhardt

Localisation : Toulon

Niveau de la classe : 5ème Molière

Effectif : 24 élèves

Equipe pédadogique : Régis Latête, Nathalie Latête, Michèle Desessarts

Séance Suivante

2016 – Lycée Professionnel Les Coteaux – Présentation

Au lycée professionnel Les Coteaux, l’Univers est à la mode.

 

                Découvrir l’espace, ses beautés et ses mystères, tout en aidant les chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur, un programme qui a beaucoup intéressé les lycéennes de 1ère Métiers du Spectacle du lycée professionnel Les Coteaux. Tout au long de l’année, elles ont découvert le monde de l’astronomie aux côtés de professionnels avec le projet MEDITES, dans lequel sont inclues les trois séances EduCosmos.

         Les élèves avaient donc déjà appris bien des choses sur l’astronomie au début de leur aventure, mais cela ne faisait que commencer…

photo : Martina FERRARIS / OCA
photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Lycée Professionnel Les Coteaux

Localisation : Cannes

Niveau de la classe : 1ère Diplôme de Technicien des Métiers du Spectacle

Effectif : 13 élèves

Equipe Pédagogique : Stéphane Lancement

Séance Suivante

2016 – Collège Général Ferrié

L’aventure commence pour les collégiens de Général Ferrié. Ils vont avoir l’occasion de rencontrer des astronomes de l’Observatoire de la Côte d’Azur et travailler à leurs côtés. Mais avant de démarrer la mission tant attendue, une visite des structures de l’OCA s’impose.

2016 – Collège Général Ferrié – Présentation

Les collégiens de Général Ferrié dans la peau d’astronomes

 

                Des élèves de 5ème du collège Général Ferrié de Draguignan se sont lancés dans une quête astronomique de haute volée : venir en aide aux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur tout en découvrant leur domaine scientifique. Un véritable programme pour ces élèves qui jongleront entre les notions à découvrir, les logiciels à maîtriser et un télescope à contrôler. Cette aventure cosmique les mènera aux quatre coins de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Collège Général Ferrié

Localisation : Draguignan

Niveau de la classe : 5ème 5 et classe ULIS

Effectif : 34 élèves

Equipe pédagogique : Sandrine Donier, Habda Jelassi, Sophie Mosse, Sébastine Lapique, Laurence Viglione

 Séance Suivante

2016 – Collège Maurice Jaubert – Présentation

Le collège Maurice Jaubert danse avec les astéroïdes

Se plonger dans la peau d’un astronome professionnel pendant trois séances. C’est ce qui a été proposé aux élèves du collège Maurice Jaubert, à Nice. Dans le cadre du projet MEDITES, qui leur propose de découvrir l’astronomie et ses métiers, les collégiens suivent les trois séances EduCosmos qui les met à la place d’astronomes professionnels. Au cours de l’année scolaire 2015-2016, les apprentis astronomes auront entre les mains un télescope haut de gamme qu’ils utiliseront pour remplir une mission que leur a confié l’OCA : obtenir une séquence d’images d’un astéroïde et en déduire sa courbe de lumière.

2016-JAU-Pres (1)

Nom : Collège Maurice Jaubert

Localisation : Nice

Niveau de la classe : 5ème 8

Effectif : 16 élèves

Equipe pédagogique : Jamila Hafsi, Véronique Gournay, Serge Pellegrini, Eric Duhayon, Thomas Chollet

Séance Suivante

2016 – Collège Maurice Jaubert

EduCosmos 2016

Collège Maurice Jaubert

De l’OCA aux astéroïdes

Préparation à l’observation

     L’astronomie, l’un des plus anciens domaines des sciences, est aujourd’hui principalement pratiquée en tant que hobby. Aussi, peu de personnes savent en quoi consiste le métier d’astronome à l’époque actuelle. Pour que les élèves de Maurice Jaubert comprennent ce qu’il se fait en ce moment à l’Observatoire, ils ont assisté à deux visites en guise d’introduction à la mission qu’on allait leur confier.

         La première a eu lieu le 16 Octobre 2015, sur le plateau de Calern, à Caussols. C’est là que se trouve le principal site d’observation de l’Observatoire de la Côte d’Azur. Guidés par Frédéric Morand, les collégiens ont parcouru les divers bâtiments, découvrant des télescopes de toutes tailles et des laboratoires aux nombreuses expériences. Ils ont plus particulièrement rencontré le télescope Omicron, du Centre Pédagogique Planètes et Univers, qui sera l’instrument qu’ils auront sous leur contrôle plusieurs mois plus tard.

« Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les télescopes qu’il y a : ils sont capables de suivre tout seuls une étoile ou un astéroïde, et surtout, on peut les contrôler à distance. » – Abdoul-Malik

         Une seconde visite était prévue avant d’attaquer la mission astronomique : se rendre sur le Mont-Gros, à côté de Nice, berceau de l’Observatoire de la Côte d’Azur. Accompagnés de Geneviève Georget, les astronomes en herbe ont fait le tour des bâtiments historiques du site, entrant dans les coupoles du XIXème siècle, sur les traces des fondateurs de l’Observatoire : Raphaël Bischoffsheim, Henri Perrotin et Auguste Charlois.

         Cette présentation effectuée, il était temps de commencer la mission. Florentin Millour, astronome adjoint à l’OCA, accompagnera la classe tout au long de cette expérience. Le 25 Janvier, il a commencé la séance de préparation par une présentation des objets du système solaire : l’étoile principale (le Soleil), les huit planètes, les comètes, et les astéroïdes. Ces cailloux tournant autour du soleil intéressent beaucoup les astronomes du monde entier. A l’Observatoire, des scientifiques ont développé un programme qui est capable de déterminer la forme d’un astéroïde. Mais pour qu’il puisse la restituer, il lui faut une courbe de lumière, c’est-à-dire un graphique qui montre le changement de luminosité de l’astéroïde au cours du temps. L’objectif des collégiens est d’obtenir cette courbe de lumière, et pour cela, ils devront utiliser le télescope Omicron pour enregistrer les images d’un astéroïde : Adorea.

         Utiliser un télescope professionnel est un travail rigoureux qui demande du sérieux et pas mal d’attention. Pour comprendre comment l’astronome professionnel travaille, les collégiens ont joué à un jeu de société : une variante du Jeu de l’Oie et des jeux de Quizz qui représente la mission d’un astronome, avec tout le protocole à respecter et les imprévus qui peuvent surgir au cours de l’observation. C’est à la fin de cette partie que Florentin et les élèves se sont quittés, avec un rendez-vous prévu le mois suivant : la séance d’observation.

Collège Maurice Jaubert

Adorea

         La soirée d’observation est arrivée à grands pas. Le 3 Mars 2016, les élèves du collège Maurice Jaubert sont venus dans la soirée pour remplir la première partie de leur mission : obtenir une séquence d’images de l’astéroïde Adorea. Depuis leur collège, ils allaient manipuler le télescope Omicron de C2PU à la recherche de ce rocher spatial, un vrai travail d’astronome.

« Il y avait un peu de pression, il fallait manipuler le télescope sans faire d’erreur, il y avait un risque de tout casser » – Yman

         Avant de pouvoir braquer l’instrument en direction de l’astéroïde, il fallait, dans un premier temps, s’assurer que tout était en état de fonctionnement. Le météo était clémente et ne menaçait pas d’interrompre la soirée, il ne restait donc plus qu’à faire une mise au point du télescope pour obtenir des images exploitables. Pour cela, les astronomes pointent des étoiles et font les ajustements sur le logiciel de contrôle du télescope.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

C’était l’occasion de faire un petit entraînement au contrôle d’Omicron. Tout d’abord, les élèves ont utilisé le logiciel Stellarium pour répertorier quelques étoiles dont l’éclat n’était ni trop fort, ni trop faible, afin de régler le télescope. Ils se sont répartis en groupes de deux, chacun avec un rôle différent : diriger le télescope, lire le journal de pré-observation, contrôler la lumière et la température de la caméra, remplir le journal d’observation… un travail de coopération digne des plus grandes expériences scientifiques.

         Les élèves ont ainsi observé deux étoiles pour faire la mise au point du télescope. L’heure était venue de s’occuper d’Adorea. L’astéroïde, une petite lueur blanchâtre parmi les étoiles, n’a pas tardé à apparaître sur les images envoyées par le télescope. Il ne restait plus qu’à lancer l’acquisition. Au cours de celle-ci les collégiens ont laissé s’exprimer leur talent artistique en dessinant leur propre perception de l’Univers.

Les images enregistrées seront traitées au cours d’une troisième et dernière séance EduCosmos : le traitement des données.

Collège Maurice Jaubert

Cases, courbes et forum

La mission du collège Jaubert s’est poursuivie le 17 Mars avec le traitement des données qui ont été enregistrées au cours de la séance d’observation. Mais avant de s’attaquer à ces images, Florentin Millour a proposé un petit exercice à la classe afin de leur faire comprendre ce qu’était une courbe de lumière. Les élèves se sont donc retrouvés avec des photos d’un astéroïde. Chacune de ces photos, divisée en cases, représentait l’astéroïde à un moment donné. En comptant les cases éclairées de chaque image, les élèves devaient tracer une courbe représentant l’évolution de la surface éclairée de l’astéroïde au cours du temps : une courbe de lumière.

Une fois cet échauffement terminé, les élèves ont attaqué les choses sérieuses : Adorea. Ce ne sont pas eux qui ont effectué le comptage, mais un logiciel développé par les astronomes de l’OCA : AstroImageJ. Ce programme est capable de tracer des courbes de lumière de différents objets du ciel quand on lui donne les bonnes instructions et quand on lui confie les bons paramètres. C’est toute cette étape de configuration que les élèves ont dû accomplir. Ils ont pour cela pu compter sur l’aide de Florentin Millour et Martina Ferraris qui les ont guidés à travers les différentes étapes de ce traitement informatique. La courbe de lumière d’Adorea s’est ainsi affichée sur tous les postes de la classe : mission accomplie !

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

« C’est comme si on était des vrais astronomes, on a travaillé comme des professionnels. Le travail d’astronome n’est pas très facile, mais ça a donné envie de travailler dans l’astronomie » – Yman

Il restait néanmoins un dernier événement pour conclure en beauté les séances cosmiques du collège Maurice Jaubert : le forum MEDITES. Le 26 Mai, plusieurs établissements se sont retrouvés sur la pelouse du parc Valrose pour présenter le travail qu’ils ont effectué au cours de l’année scolaire. Les apprentis astronomes sont ainsi venus avec de nombreuses réalisations : maquettes d’astéroïdes et de planètes, constellations, et observation du soleil avec un solarscope. Leurs réalisations ont comblé les visiteurs venus satisfaire leur curiosité scientifique.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

– Robin Osstyn