Se repérer dans un champs d’étoiles

Se repérer dans un champ d’étoiles

Voilà 1 h 45  que les 3èmes de La Farlède sont sur la brèche.

L’observation a débutée à 18h30, après qu’Olga Suarez, scientifique de l’Observatoire de la Côte d’Azur, leur ait donné les dernières indications sur le déroulement de la soirée. Sans tarder, ils ont pris, à distance, le contrôle du télescope Omicron de C2PU qui se trouve sur le site de Calern. Après s’être assuré que les conditions météorologiques permettent l’ouverture de la coupole et l’utilisation du télescope, les élèves ont pu entamer les manipulations leur permettant d’observer l’astéroïde Aegle. Cela commence par l’étoile de pointage qui leur permettra de bien centrer l’image. Ensuite, le télescope est orienté vers une deuxième étoile qui servira à faire la mise au point. Ce n’est qu’après qu’ils pourront se concentrer sur l’astéroïde.

Les coordonnées viennent d’être vérifiées, et le télescope se déplace lentement vers sa nouvelle cible. Quelques minutes plus tard, le logiciel GAS, contrôlant la caméra, affiche un ciel étoilé.

Lequel de ces points lumineux est Aegle ? Sommes-nous sur le bon endroit du ciel ? Pour trouver l’astéroïde, deux solutions sont possibles.

Crédit photo : OCA/M.Majérus

Il serait possible de prendre une photo, attendre un certain temps, et en prendre une seconde. Comme le mouvement apparent des étoiles est très faible, un point lumineux dont la place aurait changé correspondrait à un corps en mouvement, peut être notre astéroïde ! Cependant, il faudrait un intervalle de temps trop important entre chaque photographie pour espérer voir le mouvement de l’astéroïde, et le temps est une ressource précieuse en observation. Il faudra encore 1 h 30 pour récolter les données qui serviront ensuite aux chercheurs !

Pour gagner du temps, les élèves vont utiliser une carte du ciel.  Celle-ci ne montre que les éléments fixes du ciel : les étoiles. Dans un premier temps, il s’agit de faire correspondre les images sur la carte avec les images affichées par le télescope. Il ne reste plus qu’à trouver l’intrus.

Quelques minutes plus tard, Pauline parvient à se repérer dans le champ d’étoiles ! L’astéroïde, c’est donc ce gros point blanc qu’on aurait pu prendre pour une étoile.

Maintenant que le télescope est prêt et que l’astéroïde est bien sur l’image, la prise automatisée d’images va pouvoir commencer… et les élèves se retrouver autour d’un repas bien mérité.

2017 – Courbe de lumière

Après avoir observé, et récolté des données, il est temps de les analyser et de leur faire livrer ce qu’elles ont à nous apprendre. Pour comprendre la méthode utilisée par les astronomes, les élèves de La Farlède se sont entraînés des données de l’astéroïde Itokawa. voir plus

2017 – Conditions d’observations

Conditions d’observations

En astronomie, on tâche toujours de choisir avec soin le moment de l’observation par rapport à l’objet que l’on veut observer. Malgré tout, astronomes en herbe ou professionnels, la météo a toujours le dernier mot.

Après une première observation décalée pour cause de pluie, l’heure est venue pour élèves du collège de Saint Zacharie de contrôler, depuis leur établissement, le télescope ouest de C2PU[1]. Ce mardi 3 mars, la météo du plateau de Calern annonce pour la nuit « nuages épars et quelques cirrus ». Les cirrus sont ces nuages filandreux qui se forment entre 5.000 et 11.000 mètres. 

Installé à 1 280 mètres d’altitude pour diminuer l’influence des phénomènes atmosphériques et météorologiques pouvant gêner les observations astronomiques, le site de Calern, de l’Observatoire de la Côte d’Azur, ne pourra pas éviter ces nuages. Mais puisque les prévisions météorologiques ne sont pas 100% fiables, l’espoir de pouvoir observer Aegle est toujours permis !

18h30 : le ciel de Saint Zacharie est dégagé avec les quelques cirrus promis. Un temps qui pourrait convenir à l’observation. Mais à une centaine de kilomètres à vol d’oiseaux, à Calern, le temps est tout autre…

Ciel de calern sur toute la journée du 3 mars

La webcam de l’observatoire montre les coupoles entourées d’un brouillard dense. Avec une telle couche de nuages, impossible d’observer quoique ce soit, ni même d’ouvrir la coupole du télescope pour le moment ! L’humidité de l’atmosphère risquerait de se condenser sur le miroir, le salir, et empêcher les observations au cas où le ciel se dégagerait. Car justement, très souvent, le brouillard à Calern se dégage avec la tombée de la nuit. Tout n’est pas perdu !

La nuit tombe. La connexion au télescope C2PU est établie. Les élèves peuvent désormais voir l’instrument en direct dans sa coupole grâce à la webcam installée, le piloter, prendre une image de ce qu’il observe et recevoir des informations sur divers paramètres météorologiques à l’extérieure de la coupole. Sur le logiciel de la station météo, presque tous les paramètres sont au vert :

  • Température : 4°C
  • Pression atmosphérique : 870mBar
  • Vent : 4,5m/s
  • Pluie : aucune

Seul le taux d’humidité à 94 % figure en orange. La couverture du ciel, quant à elle, affiche en rouge : « très nuageux »…  Il oscillera durant la soirée entre « nuageux » et « très nuageux », mais ne permettra pas de faire une observation cette nuit-là, malgré nos espoirs.

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit comme Olga Suarez, chercheuse à l’Observatoire Côte d’Azur, le raconte aux élèves.

« Parfois les scientifiques vont plusieurs jours au Chili pour faire des observations avec les télescopes du VLT (Very Large Telescope), et en arrivant : pas de chance, il fait mauvais temps».

Ces télescopes chiliens, installés à 2635 mètres d’altitude, permettent de faire des observations d’une grande qualité, grâce à leur taille et leur localisation. La météo y est aussi moins contraignante et l’atmosphère, très sèche et stable, altère moins la lumière qui nous arrive des astres.

Faute d’une observation faisable et d’une date à laquelle reporter la séance, les élèves vont tout de même mettre en pratique ce qu’ils ont appris : entrer les coordonnées d’une étoile, vérifier qu’elle est observable et enfin, orienter le télescope dans cette direction, bien à l’abri dans la coupole.

Ciel de Calern dans la nuit du 3 mars. Afin de pouvoir observer la couverture nuageuse en pleine nuit, l’image est prise avec une caméra très sensible qui montre la présence de nuages, même pendant la nuit.

[1] Centre Pédagogique Planète et Univers

– Mathieu Majérus

2016 – Collège Django Reinhardt – Présentation

Le collège Django Reinhardt au plus près du cosmos

 

Les collégiens de 5ème Molière de Django Reinhardt, à Toulon, se sont lancés dans une aventure astronomique de grande ampleur. Ils ont rencontré, tout au long de l’année, des chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur, qui leur ont confié une mission. Celle-ci, qui consiste à observer un astéroïde pour faire avancer les recherches, a donné l’occasion aux élèves de contrôler un télescope professionnel.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Collège Django Reinhardt

Localisation : Toulon

Niveau de la classe : 5ème Molière

Effectif : 24 élèves

Equipe pédadogique : Régis Latête, Nathalie Latête, Michèle Desessarts

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2016 – Lycée Professionnel Les Coteaux – Présentation

Au lycée professionnel Les Coteaux, l’Univers est à la mode.

 

                Découvrir l’espace, ses beautés et ses mystères, tout en aidant les chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur, un programme qui a beaucoup intéressé les lycéennes de 1ère Métiers du Spectacle du lycée professionnel Les Coteaux. Tout au long de l’année, elles ont découvert le monde de l’astronomie aux côtés de professionnels avec le projet MEDITES, dans lequel sont inclues les trois séances EduCosmos.

         Les élèves avaient donc déjà appris bien des choses sur l’astronomie au début de leur aventure, mais cela ne faisait que commencer…

photo : Martina FERRARIS / OCA
photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Lycée Professionnel Les Coteaux

Localisation : Cannes

Niveau de la classe : 1ère Diplôme de Technicien des Métiers du Spectacle

Effectif : 13 élèves

Equipe Pédagogique : Stéphane Lancement

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2016 – Collège Général Ferrié

L’aventure commence pour les collégiens de Général Ferrié. Ils vont avoir l’occasion de rencontrer des astronomes de l’Observatoire de la Côte d’Azur et travailler à leurs côtés. Mais avant de démarrer la mission tant attendue, une visite des structures de l’OCA s’impose.

2016 – Collège Général Ferrié – Présentation

Les collégiens de Général Ferrié dans la peau d’astronomes

 

                Des élèves de 5ème du collège Général Ferrié de Draguignan se sont lancés dans une quête astronomique de haute volée : venir en aide aux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur tout en découvrant leur domaine scientifique. Un véritable programme pour ces élèves qui jongleront entre les notions à découvrir, les logiciels à maîtriser et un télescope à contrôler. Cette aventure cosmique les mènera aux quatre coins de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Photo : Martina FERRARIS / OCA
Photo : Martina FERRARIS / OCA

Etablissement : Collège Général Ferrié

Localisation : Draguignan

Niveau de la classe : 5ème 5 et classe ULIS

Effectif : 34 élèves

Equipe pédagogique : Sandrine Donier, Habda Jelassi, Sophie Mosse, Sébastine Lapique, Laurence Viglione

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2016 – Collège Maurice Jaubert – Présentation

Le collège Maurice Jaubert danse avec les astéroïdes

Se plonger dans la peau d’un astronome professionnel pendant trois séances. C’est ce qui a été proposé aux élèves du collège Maurice Jaubert, à Nice. Dans le cadre du projet MEDITES, qui leur propose de découvrir l’astronomie et ses métiers, les collégiens suivent les trois séances EduCosmos qui les met à la place d’astronomes professionnels. Au cours de l’année scolaire 2015-2016, les apprentis astronomes auront entre les mains un télescope haut de gamme qu’ils utiliseront pour remplir une mission que leur a confié l’OCA : obtenir une séquence d’images d’un astéroïde et en déduire sa courbe de lumière.

2016-JAU-Pres (1)

Nom : Collège Maurice Jaubert

Localisation : Nice

Niveau de la classe : 5ème 8

Effectif : 16 élèves

Equipe pédagogique : Jamila Hafsi, Véronique Gournay, Serge Pellegrini, Eric Duhayon, Thomas Chollet

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